La technique en SEO est souvent un pilier compliqué à gérer pour quelqu’un qui n’est pas informaticien. Même un très bon communicant hésite parfois à se considérer comme un bon technicien. Pourtant, comme pour les autres piliers du référencement, vous devez vous y attarder.
Vous pouvez réaliser un audit de votre site à plusieurs moments de sa vie. Nous allons donc vous expliquer comment réaliser vous-même l’audit technique de votre site internet avec toutes les étapes importantes et les outils. Nous vous aiderons à comprendre vos résultats et à trouver des pistes d’amélioration. Le but est de permettre à votre site de fonctionner correctement :
- D’abord pour les moteurs de recherche qui pourront mieux comprendre la structure de votre site et le contenu que vous proposez. Votre but étant de tout faire pour leur faciliter le crawling et l’indexation.
- Ensuite pour les utilisateurs qui apprécieront un site fonctionnel, rapide et sécurisé.
Même si le pilier du SEO technique est un pilier qui soutient les deux autres (le contenu et la popularité), nous n’allons pas revenir ici sur des éléments tels que l’analyse de vos mots-clés ou l’optimisation de vos backlinks. Nous allons vraiment nous consacrer aux fondations même de votre site internet.
Comment préparer un audit technique ?
L’audit technique peut être fait à n’importe quel moment de la vie de votre site web. Mais il faut quand même savoir pourquoi vous le faites :
- Est-ce que vous avez perdu en trafic ?
- Votre site a-t-il connu une refonte dernièrement ?
- Les algorithmes ont-ils évolué ?
- Peut-être que vous ne l’avez simplement jamais fait ?
D’ailleur vous ne le ferez pas qu’une seule fois. Ce pilier du SEO, même s’il demande un peu moins de suivi que les autres, doit être surveillé de façon régulière.
Même si vous avez l’intention de faire appel à une agence parce que vous ne vous sentez pas le courage et/ou les compétences de le faire vous-même, nous vous conseillons malgré tout de tenter l’expérience. Vous pourriez davantage comprendre le professionnel qui s’en occupera ensuite, ou gagner du temps et de l’argent en lui indiquant clairement la voie que vous voulez emprunter.
Comment analyser la structure de son site ?
Dans vos articles, si le texte est écrit sans titre ou paragraphe, ou sans suite logique, il ne sera pas forcément compris. Pour votre site internet c’est pareil : si les pages sont placées sans structure, sans ordre de priorité ou si les liens sont cassés, les robots de Google ne vont pas comprendre totalement son but et son contenu. L’indexation peut être considérablement ralentie en cas de mauvaise technicité. Pire, l’indexation des pages pourrait être totalement empêchée. Il sera donc mal classé.
Pour vérifier votre architecture, vous pouvez utiliser des outils tels que :
- Un crawler (SEMrush, Ahrefs, Screaming Frog)
- Un analyseur de logs (GoogleBot, Oncrawl)
- La Google Search Console,
- Un compte Analytics
La plupart des outils seront d’ailleurs gratuits à partir du moment où vous les utilisez pour votre propre site.
Les erreurs les plus courantes dans la structure de votre site.
- Les erreurs DNS
Lorsqu’un utilisateur tente d’accéder à votre site en tapant votre URL dans son navigateur, une requête est envoyée à un serveur DNS (Domain Name System). C’est ce système qui transforme votre URL en adresse IP afin que la machine puisse y accéder. Mais il arrive que des erreurs se produisent et, dans ce cas, la machine ne trouvera pas votre site internet. Pour ce type d’erreur, vous devrez contacter votre fournisseur de domaine pour vérifier vos paramètres.
- Les erreurs 5xx
Elles indiquent des problèmes du côté serveur et bloquent le traitement correct des requêtes. Et elles peuvent donc avoir un gros impact sur le référencement d’un site, en empêchant le robot de Google d’explorer votre page, voire en faisant disparaître une page de l’indexation si elle est restée trop longtemps en erreur 5xx. Vous pouvez rapidement trouver les pages concernées en utilisant un outil d’audit SEO ou en vérifiant les journaux d’erreurs du serveur.
- Les erreurs 404
Il s’agit d’un code HTTP qui vient indiquer que le serveur n’a pas trouvé la page demandée. Cette page peut ne plus exister, avoir été déplacée ou l’URL a pu être modifiée. Leur impact sur le SEO est dû à la mauvaise expérience utilisateur créée. Mais aussi et surtout, c’est une perte de jus SEO issu des backlinks. Par exemple: quand une URL est modifiée sans redirection 301, ça veut dire que tous les backlinks qui renvoient vers la page seront perdus. La chute de positionnement qui s’ensuit est une catastrophe pour votre SEO.
Quand vous détectez ce type d’erreur sur votre site internet, vous pouvez configurer des redirections 301. C’est un peu comme demander à la Poste de faire suivre votre courrier : même si c’est une ancienne adresse qui est écrite, le courrier parviendra quand même au bon endroit.
Comment optimiser les performances et la sécurité ?
Vérifier la vitesse de chargement.
La vitesse de chargement est un critère essentiel qui influence le référencement de votre site internet de trois façons :
- L’expérience utilisateur
- Le référencement naturel
- Les conversions
L’expérience utilisateur
Vous est-il déjà arrivé de vous connecter à une page, puis de cliquer sur le bouton « retour en arrière » parce qu’elle ne s’affichait pas assez vite ? Si oui, Google vous a sûrement classé dans ses statistiques comme faisant partie des 53 % d’utilisateurs susceptibles de quitter un site dont les pages mettent plus de trois secondes à se charger. C’est encore plus vrai depuis que les utilisateurs utilisent de préférence leur mobile pour effectuer leurs recherches. Plus votre site sera rapide, plus vos utilisateurs y verront de la qualité et passeront plus de temps à l’explorer.
Le référencement naturel
Au fur et à mesure du temps, Google a ajouté de nouveaux critères à sa liste pour décider des meilleures pages à mettre en avant. Étant donné que même pour les développeurs, ça devenait compliqué de s’y retrouver, Google a sorti en 2020 les Core Web Vital. Il s’agit de métriques qui permettent de calculer précisément certains aspects de votre site internet. Parmi ces métriques, le LCP (Largest Contentful Paint) regarde le temps d’affichage du plus gros bloc de votre page. Et pour plaire à Google, il doit pouvoir s’afficher en moins de 2,5 secondes. Une page trop lente sera explorée moins souvent par les robots des moteurs de recherche. Sa visibilité en sera donc réduite.
Les conversions
Si vous avez une partie e-commerce sur votre site, sachez que des géants tels qu’Amazon et Walmart se sont intéressés à la vitesse de leur site et l’impact que cette vitesse peut avoir sur leurs ventes. Leurs résultats sont impressionnants. Amazon a constaté qu’une amélioration de 100 millisecondes augmentait ses ventes de 1 %. En moyenne, un retard dans le temps de chargement de 1 seconde peut causer une baisse de 7 % de conversion.
L’outil gratuit de Google PageSpeed Insights peut vous aider à voir vos résultats rapidement.
Assurer la sécurité de son site.
Quand un utilisateur se rend sur un site internet, un échange de données a lieu entre le navigateur web et le serveur. Pour garantir la sécurité de ces données, il existe une extension appelée « protocole HTTPS » (HyperText Transfer Protocol Secure).
Ce protocole fonctionne en ajoutant une couche de chiffrement aux données qui transitent, ce qui empêche leur interception ou leur modification par des tiers. Si votre site ne possède pas ce certificat et est toujours en HTTP, un message d’erreur s’affiche sur l’écran de vos utilisateurs, stipulant que leurs données ne sont pas protégées. La grande majorité opérera donc un demi-tour sans même voir votre première page.
Il existe plusieurs types de certificats SSL pour obtenir le HTTPS en fonction des besoins de votre site. Nous vous recommandons de déterminer quels sont vos besoins, puis de contacter une Autorité de Certification. Il en existe plusieurs telles que DigiCert, Sectigo ou encore GlobalSign
Comment améliorer l’accessibilité et l’expérience utilisateur ?
L’accessibilité en web
Sur internet, l’inclusion ne se mesure pas seulement par la tournure de vos phrases. Vous êtes-vous déjà demandé si une personne malvoyante ou aveugle pouvait accéder à votre site ? Vos couleurs sont peut-être très belles, mais sont-elles suffisamment contrastées ? Peuvent-elles être comprises par une personne daltonienne ? Et pour les personnes ayant des tremblements dans les doigts, vos boutons sont-ils assez larges ?
Nous ne vous jetons pas la pierre si vous ne pouvez pas répondre à ces questions. Il est difficile, voire impossible, de penser à tous les aspects. C’est pourquoi des spécialistes ont conçu pour nous les normes WCAG (Web Content Accessibility Guidelines). Ce sont des directives pour le contenu web visant à le rendre accessible à tous les utilisateurs, y compris les personnes en situation de handicap.
Le W3C (World Wide Web Consortium) est l’organisation internationale à l’origine de cet ensemble de bonnes pratiques ; il fournit également plusieurs outils permettant de vérifier la conformité de votre site web. Mais vous pouvez également trouver d’autres outils tels que WCAG Checker ou AccessScan.
L’optimisation mobile first
Depuis 2019, Google a adopté une approche « mobile first ». Cela signifie que vous devez penser votre site pour une visite depuis un mobile. Votre design doit être responsive, c’est-à-dire s’adapter en fonction de la taille de l’écran de votre utilisateur. Vous devez également penser à votre contenu :
- Si vous utilisez des titres trop longs ou dans des caractères trop gros, ils vont mal s’afficher.
- Si vous mettez trop de texte dans vos images ou vos graphiques, ils seront illisibles.
- Même dans l’approche de vos mots-clés, il est de plus en plus intéressant de choisir des mots-clés de longue traîne optimisés pour les recherches vocales.
Cette fois encore, PageSpeed Insights peut vous aider car il va vous réaliser l’analyse des problèmes de performances pour une version mobile et pour une version bureau.
Qu’est-ce que les fichiers techniques ?
Un fichier technique aide un site internet à être optimisé correctement par les moteurs de recherche en facilitant le crawl, l’indexation et/ou la compréhension du contenu. Bien qu’étant deux fichiers distincts, les fichiers Sitemap et Robots.txt sont complémentaires. C’est pourquoi nous les regroupons ici. Nous vous conseillons de vous en occuper en parallèle.
Qu’est-ce qu’un fichier Sitemap ?
Un fichier Sitemap est un fichier XML qui répertorie toutes les URL importantes de votre site. Il va donc aider les moteurs de recherche à comprendre la structure de votre site, ce qui leur permet d’explorer vos pages plus efficacement. Un fichier correctement configuré peut améliorer l’indexation de votre site. Les moteurs de recherche pouvant ainsi découvrir toutes vos pages importantes, même celles qui manqueraient de liens internes.
En plus, vous pouvez indiquer en priorité les pages importantes ou encore, les pages mises à jour dernièrement. Tout cela va venir booster votre référencement.
Pour vous faciliter la tâche, ce fichier peut être construit “automatiquement” grâce à des plugins WordPress. Mais vous pouvez le faire “manuellement” à partir d’outils tels que Screaming Frog. Ensuite il ne reste plus qu’à intégrer l’URL menant au fichier dans votre Google Search Console.
Qu’est-ce qu’un fichier Robots.txt ?
Le fichier Robots.txt est un fichier texte placé à la racine de votre site web. Il va indiquer aux robots des moteurs de recherche quels sont les répertoires de votre site à indexer et quelles sont ceux à ignorer.
C’est utile si vous estimez que certaines pages sont sans valeur SEO et que vous souhaitez conserver les ressources de crawl pour les pages vraiment importantes. Voici quelques exemples qui sont souvent non-indexées :
- Des pages de remerciement
- Des pages de paniers d’achat qui sont par nature spécifiques à chaque utilisateur
- Des pages d’archives
- Ou encore des pages de politique de confidentialité ou de conditions d’utilisation
Mais vous pourriez aussi choisir de ne pas indexer des pages qui sont encore en construction. Par exemple, si vous créez une nouvelle section qui doit encore être contrôlée, approuvée ou mise à jour. Ou attendre avant la première indexation.
Il est conseillé d’inclure l’emplacement de votre Sitemap dans le fichier Robots.txt pour aider les moteurs de recherche à le trouver. C’est pour cette raison que nous vous avons conseillé de faire ces deux fichiers en parallèle.
Quand l’audit technique vient améliorer le SEO de contenu.
Bien que le pilier technique en SEO ait son existence propre, il ne se limite pas à l’analyse de la structure et des performances d’un site web. Il vient aussi soutenir les deux autres piliers (le contenu et la popularité). Dans ce chapitre, nous allons voir comment le schema markup, les balises de métadonnées et l’optimisation des médias fonctionnent ensemble pour améliorer la visibilité et l’attrait du contenu.
Vérifier le schema markup ?
Le schema markup, également appelé « balisage de données structurées », sont des balises ajoutées au code HTML de vos pages. Elles apportent des informations aux moteurs de recherche et permettent l’affichage de résultats enrichis dans les SERPs (les pages affichées par les moteurs de recherche à la suite d’une requête utilisateur).
- Pour un site de e-commerce, l’utilisation du schema markup va enrichir la recherche en affichant directement la note reçue par votre produit dans la SERP, mais aussi son prix ou même le témoignage d’un client.
- Pour un site de blog, le schema markup va faire afficher le nom de l’auteur.
Optimiser les balises de métadonnées.
Des balises telles que les balises title ou la méta description sont celles qui vont présenter votre contenu dans les résultats de recherche. Réalisées avec soin, elles attirent l’œil de l’utilisateur, différenciant votre contenu de celui des autres pages. En conséquence, elles vont permettre d’augmenter votre taux de clic.
Mais d’autres balises existent. Par exemple, les balises Open Graph et Twitter Cards vont améliorer la présentation de votre page sur les réseaux sociaux. Si un utilisateur choisit de partager une page sur ses réseaux, ces balises vous assurent que le contenu sera affiché comme vous le souhaitez.
Réaliser un audit de ses images et médias.
Les images ou les vidéos présentes sur votre site vont aider vos visiteurs à apprécier votre contenu. Les utilisateurs pourront mieux se représenter votre produit. Un visuel percutant aidera à faire passer votre message. Ils doivent donc être d’une haute qualité. Mais s’ils sont trop lourds, ils vont considérablement ralentir le chargement de votre page. Or, nous avons déjà parlé de l’importance de la vitesse un peu plus haut. Un audit de vos médias est donc nécessaire, surtout si vous en avez beaucoup.
Conclusion
En conclusion, l’audit SEO technique est bien plus qu’une simple vérification ponctuelle. C’est un processus dynamique et continu qui nécessite une attention constante pour maintenir et améliorer la visibilité et les performances de votre site.
Les attentes des utilisateurs changent, les tendances du marché suivent les modes et les algorithmes des moteurs de recherche évoluent sans cesse. En restant vigilant et en utilisant les outils appropriés, vous pouvez non seulement répondre à ces changements, mais aussi anticiper les besoins futurs. Ainsi, votre site restera compétitif, attractif et performant, offrant une expérience utilisateur optimale et renforçant votre présence en ligne.

